Salariés et entreprises éprouvent les pires difficultés lorsqu’il s’agir de s’accorer sur les conditions de rémunération. Cette confrontation s’explique en grande partie par la différence de grille de lecture utilisée par les uns et par les autres.

 

La valeur apportée par une formation continue ou par les études

Qu’il s’agisse du choix des études pour un étudiant ou de celui d’une formation professionnelle pour un salarié, la motivation reste principalement liée aux débouchés offerts par cet apprentissage. Il faut donc déjà bien comprendre les principales différences entre les licences, les mastères et les MBA et bien appréhender les finalités du Bachelor, que l’on veut suivre avant de valider son choix. Dans chaque secteur d’activité, le choix du cursus à suivre ou de la formation continue à engager à l’aide de son Compte Personnel de Formation (CPF) devra se doubler du choix de l’Institut de Formation et / ou de l’école à sélectionner. Les étudiants se destinant à ces nouveaux métiers du Digital s’orienteront ainsi vers une école du Web, après s’être renseignés sur la « valeur » que peut leur conférer ce diplôme. En la matière, les règles ne sont pas immuables, et chaque situation est particulière. Il existe bien un système européen, adopté par tous les établissements du supérieur, devant permettre aux étudiants de tous les pays concernés de connaître une égalité de traitement (les European Credits Transfer System ECTS). Opter pour une formation professionnelle dans le domaine de la Cybersécurité ou se lancer dans un cursus orienté Blockchain sont ainsi des décisions promettant un avenir prometteur.

 

Comment calculer la valeur d’un diplôme ou d’une formation professionnelle ?

L’étude détaillée et rigoureuse du marché du travail dans le secteur concerné fait partie des principaux critères à prendre en compte dans le choix de cette formation. C’est un gage de réussite à décrocher l’emploi dont vous rêvez. En revanche, il vous faudra également être en mesure de quantifier la valeur ajoutée liée à ce diplôme ou à cette formation continue. Cela devient alors plus difficile. En d’autres termes, quelles peuvent être vos prétentions en termes de rémunération avec le suivi de votre formation ou l’obtention de votre diplôme.

A une époque, où les compétences priment sur les qualifications, la question devient encore plus complexe à résoudre. Bien qu’il existe des moyennes devant permettre de vous aider dans votre positionnement, vous devez avant tout suivre le plan de carrière que vous vous êtes fixé. Et par définition, ce dernier est purement personnel. La valeur économique, c’est-à-dire les conditions de rémunération de l’emploi auquel vous postulez, ne peut pas être calculée uniquement sur la base de votre niveau de formation, bien au contraire. Bien d’autres critères entrent en ligne de compte.

 

Travailler pour se sentir bien ou travailler pour percevoir une rémunération ?

Posée ainsi, la question peut prêter à sourire et pourtant. Il suffit de prendre connaissance de l’étude d’ Automatic Data Processing (ADP) de novembre 2018 « Révélez vos talents » pour en prendre pleinement conscience. Moins d’un salarié sur deux est satisfait de son salaire, soit 43 % pour être précis. Cela traduit bien que la valeur donnée par une formation par les étudiants ou les salariés en formation ne reflètent pas celle octroyée par les recruteurs et les entreprises. Si certains métiers en tension échappent à cette insatisfaction, cela conduit néanmoins à un constat implacable : la perception des compétences liées à la formation n’est pas identique de la part du salarié d’une part et de l’employeur d’autre part.

En revanche, les salariés expriment aussi d’autres finalités à leur profession, finalités ne pouvant pas être analysées sous le seul prisme monétaire. Ainsi 10 % des salariés interrogés admettent que le travail représente en lui-même une manière de progresser et d’atteindre un objectif professionnel. On retrouve la même proportion de salariés (10 %) déclarant apprécier le travail non pas pour la rémunération perçue en échange mais pour l’attachement qu’ils portent à l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Enfin, 2 salariés sur 10 privilégient le plaisir ressenti à travailler à la seule rémunération. Et pour pouvoir exercer la profession souhaitée, tous les salariés ont du faire preuve de leurs compétences et de leurs aptitudes, et donc finalement attester d’une formation professionnelle ou d’un diplôme en lien avec le métier exercé.

 

C’est donc une alchimie particulière qui conditionne la valeur donnée à un diplôme ou à une formation, puisque chaque situation ne pourra pas faire l’objet d’une synthèse commune aux autres salariés. Et c’est en cela aussi, que choisir sa voie de formation ou d’apprentissage relève avant tout d’un choix purement personnel.

Et vous, pensez-vous que chaque diplôme doit être évalué sur un plan purement économique ? Ou considérez-vous que l’amour de son travail ou l’attachement à son entreprise soient des valeurs essentielles à prendre en compte ?

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