Reprendre des études supérieures a longtemps été une des voies privilégiées pour entreprendre une reconversion professionnelle. Le monde du travail a profondément changé, et aujourd’hui ce sont les étudiants qui prennent en compte les exigences en termes de reconversion, avant de se décider pour tel ou tel cursus. Et dans le domaine du numérique et de l’informatique, force est de constater que cette reconversion professionnelle tend, de plus en plus, à se confondre avec ….l’évolution.

 

Reconversion professionnelle ou évolution de carrière, une question de termes pas si anodine

Pendant longtemps, lorsque l’on évoquait la reconversion professionnelle, on pensait à un changement de métier. On imaginait alors le salarié, quittant un emploi et acceptant une formation professionnelle ou une reprise d’études afin de rebondir et de changer de profession. Mais le parcours professionnel de chacun, et plus généralement le marché du travail, a profondément évolué. Aujourd’hui une carrière professionnelle n’est plus linéaire, et faire toute sa vie professionnelle au sein d’une seule et même entreprise est devenue rarissime. L’évolution des mentalités, doublée de la digitalisation de nos économies, a permis la hausse conséquente de nouvelles formes de travail. « Ubérisation de la société et de nos économies »,  externalisation de tâches devenues de plus en plus complexe, hausse considérable des free-lances et autres professions indépendantes,….

Qu’il choisisse de suivre des études supérieures dans une école Web & Informatique comme l’Institut F2I ou qu’il ambitionne d’obtenir un diplôme d’architecte, l’étudiant d’aujourd’hui sait qu’il sera amené à changer de métier, ou tout du moins à s’adapter aux innombrables innovations, dont le rythme ne cesse de se multiplier. En 2021, choisir un cursus d’études supérieures nécessite d’intégrer ce besoin à venir d’évolution et/ou de reconversion professionnelle.

Car la reconversion professionnelle n’est plus – ou alors dans une minorité de cas – une révolution brutale comme cela a été souvent le cas. Elle se fait plus subtile et plus évolutive. Le passage du statut de salarié à indépendant est en soi une évolution / reconversion, tout comme devenir Chef de Projet peut être considéré comme une reconversion pour un salarié, dont la formation initiale l’avait préparé à occuper le poste de développeur ou de marketeur. Choisir ses études supérieures aujourd’hui ne peut se faire sans prendre en compte cette nécessité de reconversion permanente, et en la matière, les étudiants dans le domaine de l’informatique et du Digital sont encore bien plus concernés.

 

Se reconvertir pour s’adapter : Le décrochage en compétences, un motif supplémentaire pour (re)considérer la reconversion professionnelle

Bien que rêver d’une nouvelle vie représente une partie des reconversions professionnelles, cette volonté de construire une autre branche de son parcours professionnel peut naître aussi de considérations plus pratiques et concrètes. Les lacunes du système de la formation professionnelle en France peuvent ainsi conduire le salarié à regretter de voir ses compétences professionnelles se réduire ou tout du moins s’éroder. C’est notamment ce qu’a mis en avant la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP) dans sa dernière étude sur le sujet, publiée au début du mois de février 2021.

La crise sanitaire a en effet durement affecté cet écosystème de la formation continue en France. Si les demandeurs d’emplois ont connu une baisse de 25 % de ces actions de formation, les salariés eux ont été encore plus rudement frappés avec un recul estimé à 35 %. Les difficultés des entreprises (baisse de l’activité, chômage partiel, télétravail, …) empêchent une mise à niveau voire une acquisition de compétences à un moment où ces dernières sont de plus en plus nécessaires. Car la crise sanitaire a également accéléré la transformation numérique des entreprises.

Un recul des compétences peut alors se traduire par une baisse de l’employabilité, qui à terme pose la question de l’avenir et donc de la reconversion. En fonction de l’âge du salarié concerné, de son domaine de compétences, de son niveau d’études, les possibilités de reconversion se réduisent ou s’accroissent. Force est de constater, que concernant les métiers du Web et du Digital, les opportunités se font plus nombreuses.

 

Évoluer pour s’épanouir : Étudier et travailler dans le Digital, la réponse à une quête de sens.

C’est peut-être l’approche du changement de métier la plus insaisissable et la plus difficile à appréhender. Le rêve de « devenir éleveur de chèvres sur le plateau du Larzac » ne s’explique pas et ces changements radicaux de profession ne peuvent être analysés en détail. En revanche, une tendance s’inscrit dans la durée depuis plusieurs années : la quête de sens. De nombreuses études soulignent cette recherche de sens dans l’activité professionnelle, comme celle réalisée par Deloitte, l’un des principaux cabinets mondiaux d’audit.

Près de 9 actifs sur 10 (87 %) estiment important de donner du sens à son travail

Cette quête de sens répond à des critères individuels, que chacun définit au gré de ses ambitions et de ses envies. Une définition, qui évolue au fil des années nécessitant parfois de se recentrer sur de nouveaux items ou objectifs. Là encore, la reconversion ne doit pas systématiquement se traduire par révolution mais peut aussi revêtir la forme d’une lente et bénéfique évolution professionnelle. Les métiers du Digital font partie de ceux, où ces évolutions sont les plus fréquentes puisque nécessaires. L’expert de la Blockchain n’existait pas il y a quelques années, permettant à de nombreux développeurs ou ingénieurs réseaux de se former à cette innovation de rupture. Une évolution / reconversion, qui n’a été possible que grâce à un socle commun de connaissances et de compétences. Rester dans le même secteur d’activité tout en envisageant une reconversion est donc possible et même souhaitable dans le Digital. Et la tendance ne devrait pas s’inverser dans les prochaines années. Quel sens au travail souhaiteront les titulaires d’un titre d’Expert Consultant en Intelligence Artificielle ?

 

Changer de métier pour être utile : quand se reconvertir dépasse la simple question du sens au travail

Pour certains la quête de sens va encre plus loin, ou plutôt les aspirations sont déjà exprimées : l’activité professionnelle doit permettre aux salariés, surtout aux plus jeunes générations, de se sentir utiles. Cette tendance de fond intervient après des décennies de bouleversement du monde du travail. Pendant des années, une organisation trop pyramidale faisait de l’entreprise un lieu de souffrances pour les collaborateurs. La pression du résultat et un management rigide ont amené à l’explosion des Burn Out et autres syndromes d’épuisement professionnel.

L’évolution vers un système plus transversal, vers une organisation plus inclusive que descendante, a commencé avec l’émergence de l’ère numérique. Aujourd’hui, la digitalisation de nos économies a accéléré le phénomène. En réaction à ces temps de souffrance, les actifs veulent désormais œuvrer désormais à l’intérêt général et ne plus rester focalisés sur leur simple capacité à se révéler. Se sentir utile par son travail transcende cette quête de sens. Et dans un monde qui se transforme principalement en raison de la digitalisation, quoi de plus utile que de participer à imaginer le monde de demain. Les métiers du Web, et naturellement les études supérieures qui y conduisent, représentent une possibilité pour accéder à ces nouvelles aspirations. Reconversion ou réorientation, les experts du Digital ressentent ce besoin d’évoluer pour faire « bouger les lignes » et repousser toujours plus loin la frontière des possibles.

 

Se reconvertir pour s’intégrer : Quand les études dans le Digital incitent au travail d’équipe

Lorsque l’on interroge les salariés sur le sens au travail, la plus grande partie (29 %) cite leur activité du quotidien pour définir cette notion si tendance, encore plus parmi les nouvelles générations. Pourtant, une autre raison réunit près de 26 % des personnes interrogées : le travail d’équipe et la coopération. Cette proportion s’élève même à 31 % lorsque l’on se concentre sur les cadres de l’entreprise.

Près d’un cadre sur 3 ambitieux de travailler en équipe et de renforcer la collaboration

A une époque où on ne cesse d’évoquer l’ »ubérisation de la société » ou « la tendance haussière du travail en indépendant », il est essentiel de considérer cette recherche de collaboration comme un facteur clé de développement tant pour les individus que pour les salariés.

Cette appétence à travailler en équipe constitue également un socle nécessaire à une future réorientation de carrière, à une reconversion réfléchie et prometteuse.  Qu’il s’agisse de la formation initiale avec les études supérieures, ou de la formation continue, travailler en équipe suppose un apprentissage des méthodes et des outils à déployer. L’approche varie en fonction du secteur d’activité d’une part et du métier exercé d’autre part. En revanche, pour tout ce qui concerne le Digital et le numérique, cette collaboration / travail d’équipe représente bien un trait commun à tous les métiers du Web. La gestion de projet a pris le pas sur le travail individuel. L’expertise individuelle n’est bénéfique qu’à travers une avancée collective. En d’autres termes, les acteurs du Digital sont conscients que leurs compétences sont insuffisantes dès lors qu’elles s’expriment seules. Sans les apports de l’expert Webmarketing, que pourrait signifier l’intervention du spécialiste de l’UX ou UI Design ?

Etudier dans une école Web & informatique pour obtenir un diplôme spécialisé, c’est non seulement suivre ses aspirations en termes d’insertion professionnelle, mais c’est aussi s’aguerrir à ce mode de fonctionnement collaboratif, propice à une future reconversion professionnelle.

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