Etudier en 2020 dans le domaine de l’informatique comme dans tous les autres domaines a été complexe. A l’instar du monde du travail, les étudiants ont dû s’adapter à une nouvelle situation, qui devrait aussi appeler, dans les mois à venir, à considérer d’un nouvel œil les études initiales mais aussi la formation professionnelle.

 

Se former à la « désorganisation du travail », quand burn-out et bore-out font partie des préoccupations des salariés

2020 restera gravée dans les mémoires, et la crise sanitaire du coronavirus aura profondément bouleversé le marché du travail. Depuis le mois de mars, de nombreuses entreprises ont ainsi dû satisfaire aux exigences des protocoles sanitaires, qui n’ont cessé d’évoluer. Certaines structures ont vu leur activité se réduire voire totalement disparaître, et le chômage partiel a été généralisé. Depuis le début du second confinement (30 octobre), la DARES a ainsi constaté une augmentation des demandes d’activité réduite des entreprises, qui sont passées de 3.000 par jour à la mi-octobre à plus de 15.000 par jour en novembre. Pour d’autres, c’es le télétravail qui a du être déployé massivement et dans l’urgence.

Sans préparations particulières, les salariés ont vu leur quotidien se transformer, de l’inactivité pour certains à la nécessité d’adopter les bonnes habitudes du travail  à distance pour d’autres. Et tous les secteurs d’activité sont concernés. Bien que l’hôtellerie et la restauration apparaissent comme particulièrement impactés, les sociétés innovantes et les start-ups ont dû elles-aussi imposer une nouvelle organisation de travail, du jour au lendemain.

Les situations sont bien différentes selon les entreprises. Alors que certains actifs sont frappés par un bore-out, jusque-là inconnu, d’autres menacent de craquer sous le poids du burn-out, qui guette. Se sentir inutile et désœuvré est devenue une menace conduisant au bore-out, principalement pour celles et ceux, frappés de chômage partiel. Pour d’autres, télétravailler a été salutaire même si l’entreprise a pu décider de réduire le nombre de personnes actives, en conciliant télétravail et chômage partiel. Pour celles et ceux devant remplacer leurs collègues en chômage partiel, la surcharge d’activité peut vite apparaître comme démentielle.

 

Reprendre des études ou valider son expérience professionnelle, comment tirer profit d’une période complexe ?

Les établissements d’enseignement supérieur, comme l’Institut F2I, école Web & Informatique (BAC +2 à BAC +5) ont également dû s’adapter à ces circonstances exceptionnelles. Et si nous avons su nous adapter pour répondre aux attentes et exigences légitimes de nos étudiantes et étudiants, nous avons également entendu les appels lancés ici ou là pour faire face aux nouveaux défis de demain.

Face à cette transformation du marché du travail, entreprises et salariés doivent en effet pouvoir se projeter dans l’avenir à plus ou moins long terme, et ne pas rester dans la seule posture d’adaptabilité. Il pourra s’agir pour certaines entreprises, soucieuses de ne pas hypothéquer leurs opportunités de développement, d’attirer des profils ambitieux, et le contrat de professionnalisation pourra alors représenter une véritable opportunité, d’autant plus que jusqu’en février 2021, une aide exceptionnelle de l’Etat rend le recrutement d’un alternant bien plus attractif, économiquement parlant.

Pour certains salariés, l’alternance pourra aussi représenter un moyen de gagner en compétences en décrochant un diplôme d’Etat. Et en ces temps difficiles, la négociation avec les entreprises peut gagner en efficacité, puisque chaque partie entend optimiser son approche du travail au quotidien.

Et parce que l’Informatique représente aujourd’hui un des leviers pour gagner en compétences et sécuriser son parcours professionnel, cette période représente aussi l’opportunité de se lancer dans la validation des acquis de l’expérience.

 

Etudier ou se former en 2021 sera donc différent de ce que nous avons connu jusque-là, bien que ce besoin d’évoluer, de gagner en compétences se fera de plus en plus sentir comme un prérequis dans les mois et les années à venir.

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