Pour réussir ses études supérieures et décrocher le diplôme tant convoité, les étudiants doivent s’efforcer d’acquérir les compétences nécessaires, tout en se préparant à la réalité du monde professionnel. Mais ils doivent aussi veiller à pouvoir étudier dans les meilleures conditions. C’est pourquoi la question du financement des études supérieures se pose avec force. Des solutions existent pour financer les études supérieures, et nous vous proposons un rapide survol de ces dernières.

 

Le coût des études supérieures, un budget à évaluer en fonction de sa situation

Entreprendre des études représente un coût incontestable, que l’étudiant doit veiller à prendre en charge. Le financement des études supérieures varie en fonction de la situation de l’étudiant (nécessité de louer un logement étudiant ou non, …), de l’organisme de formation ou de l’institut d’enseignement supérieur fréquenté (frais de scolarité, …) et de ses ressources financières.

Pour la FAGE (fédération des associations générales étudiantes), la rentrée étudiante 2020 – 2021 coûterait en moyenne 2.361 €. A cela s’ajoutent les dépenses quotidiennes des étudiants, que les associations estudiantines estiment à 1193 € mensuels.

Pour financer ce budget conséquent, les étudiants ont la possibilité de demander une bourse d’études. L’obtention de cette dernière permettra d’alléger la facture mais il restera cependant un reste à charge plus ou moins conséquent, posant une nouvelle fois le financement des études supérieures. Face à ces dépenses, qui augmentent chaque année (+5.13 % pour l’année 2020), près d’un quart des étudiants choisissent de concilier ces études supérieures avec un travail salarié. Le travail étudiant pendant l’année scolaire, mais aussi les jobs d’été, constituent pour 26 % des étudiants une source de revenu pour financer tout ou partie de ces études supérieures. Certains de ces salariés – étudiants sont contraints de devoir trouver d’autres sources de financement pour boucler leur budget.

Dans tous les cas, des sources existent, et chacune et chacun devra envisager la solution la plus adaptée à sa situation, quitte à cumuler plusieurs de ces solutions.

  • La bourse étudiante,
  • Le travail étudiant et/ou le job d’été,
  • Le prêt étudiant,
  • L’alternance avec le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage

 

Le prêt étudiant, une solution accessible au plus grand nombre

Financer ses études supérieures, que ce soit dans le domaine du Digital comme dans toute autre discipline, reste une problématique récurrente chez les étudiants. Les demandes de bourse peuvent permettre d’alléger la facture à payer, mais même les étudiants boursiers auront besoin de financer leur année de scolarité. Les montants, dont l’étudiant a besoin pour aller au bout de ses études, varient d’une situation à l’autre, mais dans tous les cas, si l’étudiant ne peut pas faire face à ces dépenses mensuelles, il devra se tourner vers les banques afin de contracter un prêt étudiant.

Le principe de ce prêt étudiant va pouvoir varier d’une banque à l’autre. Cependant, ce prêt doit couvrir l’ensemble des besoins de l’étudiant, et permettre à ce dernier de ne commencer à rembourser qu’après son entrée dans la vie active (et donc à la fin de ces études). Cette période de différé de remboursement peut être totale (l’étudiant ne rembourse rien pendant toute la durée de sa scolarité) ou partielle (l’étudiant rembourse les intérêts pendant sa scolarité et le capital emprunté à son entrée dans la vie active). Un garant sera nécessairement demandé par la banque, le plus souvent les parents. Il faut enfin souligner, qu’il existe de prêts étudiants garantis par l’Etat. C’est l’Etat qui se porte caution et garant, et l’étudiant doit alors faire sa demande auprès des 5 banques sélectionnées par l’Etat : la Société Générale, la Banque Populaire, le Crédit Mutuel, le CIC et la Caisse d’Epargne.

Dans tous les cas, souscrire un prêt étudiant impliquera de :

  • Bien évaluer ses besoins,
  • Comparer les différentes offres des banques afin de profiter des conditions les plus avantageuses,
  • Ne pas hésiter à se rapprocher des partenaires de l’Institut F2I pour disposer d’avantages supplémentaires.

 

Les études en alternance, concilier enseignement théorique et immersion dans le monde professionnel

L’alternance, autrefois plus souvent désignée sous le terme d’apprentissage, est devenue un format privilégié pour les études supérieures dans le Numérique. Si ces études en alternance sont accessibles pour tous les niveaux d’enseignement, depuis le CAP jusqu’aux études supérieures, et pour presque toutes les disciplines, elles restent particulièrement adaptées aux études dans l’univers du Digital.

Choisir la voie de l’alternance, c’est privilégier l’immersion dans l’écosystème du Digital tout en acquérant les compétences et les connaissances théoriques. Première expérience à faire figurer sur un CV, professionnalisation de la formation initiale des étudiants, possibilité d’élargir son horizon et son approche globale, … les avantages de s’inscrire dans ces études en alternance sont nombreux.

Mais le choix de l’alternance représente aussi une solution de financement, que les étudiants apprécient particulièrement. Entre le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage, l’aspect financier de cette alternance est loin d’être négligeable pour les étudiantes et étudiants.

 

Le contrat de professionnalisation, la voie la plus plébiscitée pour les études dans le Digital

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail signé entre l’entreprise d’accueil et

  • Les « 16-25 ans » engagés dans leur formation initiale ;
  • Les demandeurs d’emplois âgés de plus de 26 ans,
  • Les bénéficiaires de revenus sociaux (RSA, ASS ou AAH)
  • Les titulaires d’un contrat unique d’insertion (CUI)

L’objectif reste l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification professionnelle et la signature d’un contrat de professionnalisation est conditionnée à l’obtention :

  • Diplôme ou titre professionnel enregistré dans le RNCP,
  • Certificat de qualification professionnelle (CQP),
  • Qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective.

Ce contrat peut prendre la forme d’un CDD ou d’un CDI, et permet à l’étudiant – alternant de jouir du statut salarié tout en poursuivant ses études. L’étudiant bénéficie des mêmes droits que tout autre salarié de l’entreprise. Le rythme de l’alternance et les modalités de ces études sont définis à la signature du contrat.

Si l’entreprise bénéficie de nombreuses aides pour recruter un alternant par le biais du contrat de professionnalisation, l’étudiant peut non seulement, avec ce contrat, financer ses études supérieures mais aussi percevoir une rémunération, dont les seuils minimaux sont définis par la loi. Ce minimum est défini en fonction de l’âge de l’étudiant mais aussi en fonction du niveau de ce dernier.

 

Rémunération minimale pour les niveaux supérieurs au BAC

Âge des étudiants Rémunération brute minimale
Moins de 21 ans 1000.63 €
De 21 à 25 ans 1231.54 €

 

Le contrat d’apprentissage, l’autre voie des études en alternance

Si le contrat de professionnalisation reste la voie la plus usitée pour les études supérieures dans le numérique et le Digital,  les étudiants peuvent aussi s’engager dans la voie de l’apprentissage. Les deux contrats organisent l’alternance entre travail en entreprise et études théoriques dans le centre de formation retenu. Si le contrat d’apprentissage relève de la formation initiale, le contrat de professionnalisation, lui, est rattachée à la formation continue / professionnalisation. Le contrat d’apprentissage est accessible aux étudiants, âgés de 16 à 29 ans, et pourra prendre la forme d’un CDI ou d’un contrat à durée limitée (CDL).

La signature d’un contrat d’apprentissage permet le financement des études supérieures de l’apprenti, qui perçoit une rémunération minimale, définie comme suit.

 

Rémunération minimale de l’étudiant ayant signé un contrat d’apprentissage

Exprimée en pourcentage du SMIC, cette rémunération minimale peut être revue à la hausse en fonction du niveau de salaire minimum conventionnel si ce dernier est plus avantageux.

16-17 ans 18-20 ans 21-25 ans 26 ans et plus
1ère année 27 % du SMIC soit 415.64 € 43 % du SMIC soit 661.95 € Minimum de 53 % du SMIC soit 815.89 € Minimum de 100 % du SMIC soit 1539.42 €
2ème année 39 % du SMIC soit 600.37 € 51 % du SMIC soit 785.10 € 61 % du SMIC soit 939.04 € Minimum de 100 % du SMIC soit 1539.42 €
3ème année 55 % du SMIC soit 846.68 € 67 % du SMIC soit 1031.41 € 78 % du SMIC soit 1200.74 € Minimum de 100 % du SMIC soit 1539.42 €

 

Financer ses études supérieures en cas de reprise d’études, la question de la formation professionnelle  

Une grande majorité d’étudiants se préparant à devenir Expert Digital avec l’obtention d’un diplôme reconnu Bac + 5, finalisent leur formation initiale et se préparent, au terme de ce cursus, à entrer sur le marché du travail. En revanche, une minorité s’est engagée dans ce type de cursus, tout en étant déjà engagée dans le monde du travail. Il peut s’agir d’une reprise d’études pour pouvoir postuler à une évolution professionnelle proposée par son employeur, ou même d’obtenir un diplôme afin de consolider un projet de reconversion professionnelle. Cette reprise d’études peut concerner les salariés comme les demandeurs d’emplois, les spécialistes du Web en contrat au sein d’une entreprise comme les freelances.

Quelle que soit la situation, la question du financement se pose avec autant de force que pour les étudiants plus conventionnels. Si la formation continue peut poser d’autres problèmes en termes d’organisation (se former à distance pour contourner les exigences pratiques du quotidien, organisation de son emploi du temps pour concilier travail salarié et études supérieures, …), elle met aussi en avant cette problématique du financement. Le salarié, mais aussi le demandeur d’emploi, pourra alors mobiliser ses droits acquis sur son Compte Personnel de Formation (CPF), et pourra aussi, si ses droits ne sont pas suffisants, solliciter l’abondement de son propre employeur. Et dans le cas d’une reconversion, le salarié pourra déclencher une demande de CPF de transition, qui pourra financer ces actions de formation, destinées à changer de métier notamment. Il conviendra de se renseigner sur les possibilités offertes en fonction du projet de chacun.

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