L’intelligence artificielle (IA) : la nouvelle révolution de l’Enseignement supérieur
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L’IA transforme surtout les tâches (notamment administratives, répétitives et d’analyse de données) plutôt qu’elle ne supprime massivement les emplois : à court terme, les marchés du travail restent solides, mais à moyen terme jusqu’à ~16% des postes en France pourraient être menacés si l’IA agentique se généralise.senat+2
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De nouveaux métiers émergent (data science, cybersécurité, ingénierie IA, gouvernance IA, etc.) et les profils maîtrisant l’IA bénéficient d’une forte prime salariale et de meilleures opportunités, tandis que les rôles juniors et exécutants sont les plus exposés.
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Pour les étudiants et salariés, la clé est de combiner compétences techniques (IA, data, outils) et soft skills (créativité, résolution de problèmes complexes, communication), car l’IA rend plus cruciale la capacité à comprendre, critiquer et orchestrer les outils plutôt qu’à simplement mémoriser.
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L’intelligence artificielle est souvent qualifiée de nouvelle révolution technologique. Les conséquences sont brutales et profondes et concernent tous les secteurs d’activité et toutes les fonctions. Pourquoi se former à l’heure de l’IA ? Comment réussir à surpasser la démotivation d’un grand nombre d’étudiants ? Comment valoriser sa propre valeur ajoutée ? Autant de questions, que l’Institut F2i vous aide à comprendre.
Les impacts de l’intelligence artificielle sur le marché du travail
L’intelligence artificielle transforme profondément le monde du travail : Automatisation de tâches, nouveaux métiers, disparition de certaines fonctions, … Depuis quelques années, l’intelligence artificielle (IA) et le Machine Learning (ML) s’étendent à une vitesse impressionnante dans toutes les fonctions support de l’entreprise. Les outils capables d’écrire, de coder, d’analyser des données ou de produire des images automatisent de plus en plus de tâches.
Selon certaines analyses économiques, jusqu’à 60 % des emplois dans les économies avancées pourraient être impactés par l’IA, que ce soit par automatisation, transformation ou augmentation des tâches humaines (étude présentée dans le journal The Guardian). Certaines études évoquent également la possibilité que 15 % à 25 % des tâches actuelles puissent être automatisées dans les prochaines années.
Alors que les ingénieurs en Data Science prédisent une accélération de ces révolutions successives, force est de constater qu’actuellement, les métiers les plus impactés concernent principalement :
- Les fonctions administratives,
- Les métiers dont les tâches peuvent être jugées répétitives,
- Les spécialités ayant pour objet l’analyse et le traitement de données,
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Une récente étude de l’OCDE a montré que plus d’un emploi sur 4, 28 % pour être précis, est ainsi menacé de disparition.
Se former à l’ère de l’Intelligence artificielle : une ambition capitale pour les étudiants !
Cette réalité, appelée à se renforcer dans les années à venir, interroge les étudiantes et les étudiants d’aujourd’hui. A quoi bon étudier si les outils innovants de demain pourraient remplacer les spécialistes, que ces jeunes rêvent de devenir ? Pourtant, faire des études supérieures s’impose comme un choix toujours aussi pertinent pour renforcer sa capacité à s’insérer sur le marché de l’emploi. Les choix à l’heure de l’orientation post-bac se révèlent alors plus complexes à réaliser.
Les lycéennes et les lycéens, préparant les examens du baccalauréat, sont particulièrement concernés par ces questionnements. Ils se préparent à formuler leurs vœux d’orientation sur Parcoursup. Choisir un parcours de formation, à l’université ou dans un établissement d’enseignement supérieur, suppose ainsi de surmonter ces problématiques. Les études post – bac sont-elles en 2026 réellement nécessaires, quand les outils nés de l’intelligence artificielle se révèlent de plus en plus efficaces ?
Pour commencer, il faut bien insister sur l’utilité des études supérieures sur l’employabilité des étudiants. La vaste étude, conduite en 2016, soulignait ainsi que si 43 % des jeunes de 15 à 35 ans n’ayant pas un diplôme plus élevé que le brevet des collèges occupaient un emploi contre 84 % pour les diplômes de l’enseignement supérieur (Source : Étude INSEE 2016). Des conditions de travail à la rémunération, les étudiants peuvent espérer une entrée plus favorable sur le marché du travail. Mais qu’en est-il réellement à notre époque, où l’IA suscite tant d’inquiétudes auprès des étudiants mais aussi des salariés.
Quand l’IA représente une opportunité incroyable pour les étudiants
L’inscription dans un établissement universitaire ou dans un des établissements d’enseignement supérieur sur Parcoursup représente donc une opportunité pour les futurs étudiants..+ L’intelligence artificielle ne doit pas être ressentie comme une menace, mais comme à l’origine de nouvelles opportunités, et ce dans tous les domaines (Santé, Sciences, comptabilité, Gestion, Marketing, …).
En effet, si les innovations menacent certains emplois – il faut souligner, que les fonctions les plus menacées ne sont pas actuellement celles occupées par les ingénieurs ou les titulaires d’un master – , ces mêmes innovations rendent possibles l’émergence de nouveaux métiers dans de nombreux domaines :
- Intelligence artificielle
- Data science
- Cybersécurité
- Développement logiciel
- Marketing digital
- Gestion des données.
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En effet, l’IA représente également de nombreuses opportunités de développement, de diversification pour les entreprises. Ces acteurs économiques ressentent (ou ressentiront) nécessairement des besoins en compétences leur permettant de conduire ces multiples projets.
Les étudiants s’inscrivant dans un cursus devant leur permettre d’obtenir un mastère Manager de projet informatique constitue ainsi un choix pertinent et ambitieux pour les étudiants tant les besoins sont immenses. En revanche, tous les étudiants ne peuvent pas choisir des études supérieures dans le domaine de l’IA ou de la Data Science. Dans tous les cas, au-delà des compétences techniques, l’IA implique de nouvelles exigences des employeurs.
Des exigences de plus en plus accrues pour intégrer le marché du travail
Dans tous les secteurs d’activité, l’IA ne pourra pas conduire à une automatisation totale de toutes les tâches. Seules quelques compétences seront ciblées, entraînant des évolutions dans l’attente des entreprises. Les étudiants doivent pouvoir attester de leur capacité à entrainer ces changements, et ce sont donc vers les Soft Skill que les recruteurs vont se concentrer.
Les candidats devront ainsi faire preuve de :
- Créativité,
- Résolution de problèmes complexes,
- Pensée critique,
- Communication,
- Collaboration et management,
- Vision globale,
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Cette combinaison de compétences techniques et de compétences plus personnelles se révèle aujourd’hui essentielle, et ce dans tous les secteurs d’activité. Un étudiant s’inscrivant en BTS MCO ou de Bachelor Chef de Projet Digital doit pouvoir s’adapter aux évolutions appelées à s’amplifier dans les années à venir. Faire des études supérieures en 2026 renforce donc bien la capacité à trouver un emploi et à rêver d’un avenir professionnel ambitieux.
A l’occasion d’un colloque sur les compétences et les savoirs (Institut des hautes études de l’éducation et de la formation. 20 janvier 2026), François Germinet, professeur à Cergy-Paris Université résumait parfaitement toutes ces problématiques :
« L’enjeu n’est pas de rivaliser avec les machines sur leur propre terrain, mais de former des humains capables de rester pleinement humains dans un monde de machines intelligentes »

L’intelligence artificielle, un nouveau levier pour réussir ses études ?
Les innombrables outils, nées de cette révolution technologique, ont été adopté par les étudiantes et les étudiants. En 2024, le Digital Education Council a conduit une vaste étude auprès de plus de 4.000 étudiants à travers 16 pays du monde.
Près de 9 étudiants sur 10 (86 %) affirment utiliser l’IA au cours de leurs études, et ils sont même plus d’un sur deux (54 %) à l’utiliser au moins une fois par semaine. S’ils sont familiers de cette innovation de rupture, ils reconnaissent cependant ne pas disposer des compétences nécessaires pour en tirer pleinement profit (58 % des étudiants interrogés). Un étudiant sur deux reconnait même être « mal préparé pour évoluer dans un environnement professionnel dominé par l’IA ». Or, c’est ce à qui ils se préparent à l’issue de leur cursus.
L’IA représente donc une aide pour les étudiants au cours de leur cursus, même si ces derniers reconnaissent qu’en la matière ils ont encore besoin de formation. Cependant, l’IA peut également représenter une « source de démotivation » : « A quoi bon étudier puisque les nouveaux outils pourront effectuer le même travail ? » « Quelle est la véritable valeur ajoutée de mon travail ? », … ) La mémorisation indispensable pour réussir ses études leur apparait inutile à l’heure de ChatGPT et des outils similaires. A quoi bon apprendre, alors qu’on peut accéder à l’intégralité de ces connaissances en un clic ? La question est récurrente auprès des étudiants.
Pourtant, l’effort d’apprentissage (celui développé pour assimiler les enseignements théoriques dispensés) reste le prérequis incontournable pour pouvoir, dans un second temps, développer ses compétences. Il ne faut pas se contenter d’apprendre, il faut surtout parvenir à comprendre.