Entre les frais de scolarité et les dépenses liées à la vie quotidienne, entreprendre des études supérieures représente un budget non négligeable. Le financement des études supérieures constitue à ce titre un des sujets majeurs de préoccupation des étudiantes et des étudiants.

C’est une question de fonds pour tous les étudiants, quel que soit le diplôme préparé et indépendamment de l’Institut d’enseignement supérieur sélectionné : Comment financer ses études supérieures ? Si chaque situation est différente (étudier en e-learning n’implique pas les mêmes dépenses que des études plus conventionnelles), des solutions existent pour répondre à chacune d’entre-elles. On peut distinguer 4 grandes sources de financement possible, accessibles aux étudiantes et aux étudiants. Chacune d’entre-elles peut être déployée simultanément à une ou plusieurs autres options. Bien que chacune présente des avantages et des inconvénients, ce panel de solutions existantes constitue néanmoins une réponse adaptée et pertinente aux attentes des étudiantes et des étudiants d’aujourd’hui.

 

Les 4 pistes principales pour financer ses études supérieures

 

 

Les bourses : des aides pour accompagner les étudiants à financer leurs études supérieures

Qu’il s’agisse de poursuivre des études supérieures dans l’informatique, de se lancer dans l’obtention d’un BTS comptabilité ou d’un BTS communication, ou de s’engager dans des études pour devenir un soignant, les études supérieures représentent donc bien un réel investissement. Les autorités publiques ont développé de multiples dispositifs pour aider les étudiantes et les étudiants, ne pouvant assumer seul cette charge économique. Regroupés sous le terme générique de « bourses », ces aides sont octroyées, le plus souvent, sur l’étude de critères sociaux (revenus des parents, des étudiants, situation de l’étudiant, …). De la simple exonération de certains frais au versement d’une aide financière destinée à financer la vie quotidienne de l’étudiant, en passant par la priorité faite à ces étudiants pour l’obtention d’un logement social, ces bourses doivent permettre de prendre en charge, en totalité ou en partie, les frais de scolarité mais aussi les dépenses quotidiennes de l’étudiant. Ce dernier devra, pour pouvoir solliciter ces aides, constituer son dossier social étudiant (DES) directement en ligne. Dans un grand nombre de situations, l’obtention d’une bourse ne représente qu’une partie de la réponse, puisqu’insuffisante pour couvrir l’intégralité des sommes engagées.

 

Travailler pour pouvoir étudier, le casse-tête des jobs étudiants

Pour pouvoir financer leurs études supérieures, les étudiants ont pris l’habitude, depuis de nombreuses années, de se tourner vers le marché du travail. Décrocher un job étudiant peut ainsi permettre de couvrir les dépenses de la vie quotidienne (logement étudiant, frais de déplacement, …). Il faut cependant souligner les écueils, que peut soulever ce travail étudiant. Pour commencer, vouloir décrocher un BTS NDRC ou un mastère en Cybersécurité représente un engagement personnel important, impliquant une forte charge de travail. Il peut être difficile de pouvoir concilier une activité professionnelle avec ces obligations liées aux études supérieures. Le job étudiant doit donc garantir de pouvoir être conciliable avec les autres contraintes de l’étudiant. Ainsi, si un étudiant boursier peut travailler, le bénéfice des bourses reste toujours conditionné à l’assiduité de l’apprenant. En d’autres termes, les horaires de travail ne doivent pas contraindre l’étudiant à renoncer à assister à ses cours.

Jouissant des mêmes droits et obligations que tout autre collaborateur, l’étudiant doit en outre veiller à ce que ce job étudiant ne l’empêche pas de réviser et de travailler pour l’obtention de son diplôme. De nombreux jobs étudiants se définissent alors par le temps partiel tant en semaine que le week-end. Enfin, certains étudiants profiteront aussi des vacances estivales pour décrocher un contrat de travail saisonnier, afin de se constituer une épargne destinée au financement de leurs études.

Chaque situation est différente, mais concilier travail étudiant et études supérieures n’est pas une chose aisée. On souligne souvent, que ces jobs étudiants constituent également un atout pour valoriser son expérience sur son CV. Il faut toutefois relativiser, car dans la quasi-totalité des cas, ces jobs étudiants sont bien éloignés du domaine même étudié par les étudiantes et les étudiants.

 

L’alternance, quand étudier peut permettre de financer …ses études supérieures

Pour commencer, précisons que les étudiantes et les étudiants sont de plus en plus nombreux à signer un contrat de professionnalisation ou un contrat d’apprentissage pour pouvoir s’engager dans des études en alternance. En alternant une période en centre de formation et une période en entreprise d’accueil, les études en alternance pourraient renvoyer, au premier abord, au job étudiant que nous évoquions ci-dessus. Mais il n’en est rien.

L’alternance est alors organisée, et le travail de l’étudiant ne représente plus alors un obstacle pour le respect de ses propres obligations (présence aux cours, charge de travail, …). En effet, l’entreprise d’accueil propose à l’étudiant un poste dont les missions sont directement en lien avec le sujet de ces études. Ainsi, un étudiant préparant un mastère Digital Marketing par alternance sera confronté, dans son entreprise d’accueil, aux nouvelles réalités de cette relation client, si chère au développement de l’entreprise. Cela contribue en outre à lui offrir une véritable expérience professionnelle, qui pourra être valorisée sur son CV. A ce titre, l’Institut F2I, à l’instar des autres acteurs de l’enseignement supérieur, accompagne les étudiants avec des enseignements et une pédagogie, adaptée à ce rythme de l’alternance.

Alternative professionnalisante à la voie initiale, ces études en alternance constituent également une source de financement pour les étudiantes et les étudiants. Considéré comme un collaborateur de l’entreprise au même titre que les autres salariés, l’étudiant perçoit alors une rémunération, définie par les textes réglementaires. Exprimée en pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel, la rémunération minimale de l’étudiant alternant dépendra notamment de son âge et du niveau du diplôme préparé.

 

La rémunération de l’étudiant avec un contrat d’apprentissage

16-17 ans 18-20 ans 21-25 ans 26 ans et plus
1ère année d’apprentissage 27 % du SMIC 43 % du SMIC 53 % du SMIC ou du SMC  

 

100 % du SMIC ou du SMC

2nde année d’apprentissage 39 % du SMIC 51 % du SMIC 61 % du SMIC ou du SMC
3ème année d’apprentissage 55 % du SMIC 67 % du SMIC 78 % du SMIC ou du SMC

 

La rémunération de l’étudiant avec un contrat de professionnalisation

Moins de 21 ans 21 à 25 ans 26 ans et plus
BAC ou niveau IV 55 % du SMIC 70 % du SMIC 100 % du SMIC ou 85 % du SMC
Au-delà du niveau IV 65 % du SMIC 80 % du SMIC

 

Le financement extérieur, étudier et rester indépendant quoi qu’il arrive

Enfin, certains étudiants peuvent souscrire un financement extérieur, le plus souvent un prêt étudiant contacté auprès d’un établissement bancaire. Le montant de cet emprunt peut permettre le financement des frais de scolarité mais aussi les autres dépenses inhérentes aux études supérieures, comme les frais de déplacement, mais aussi le loyer d’un logement étudiant. Tous les établissements financiers proposent des offres de crédit étudiant en tenant compte de la situation particulière des emprunteurs. Il sera ainsi possible, selon le contrat signé, de commencer à rembourser cet emprunt une fois entré dans la vie active. Il convient donc à ce stade de bien comparer les contrats, et notamment en ce qui concerne ce différé de remboursement qui peut être partiel (le remboursement des intérêts et de l’assurance du prêt est effectué au cours des études) ou total (l’établissement financier ne prélève aucun fonds durant cette période d’apprentissage).