En choisissant leur cursus, les étudiantes et étudiants d’aujourd’hui s’interrogent aussi sur les débouchés offerts par le diplôme qu’ils espèrent décrocher. Cela les amène à tenter de comprendre les différentes formes de relations de travail qui existent, et les free-lances mais aussi les travailleurs ubérisés figurent parmi les solutions connaissant la plus forte progression ces dernières années.

 

Quand la tendance du collaboratif envahit le marché du travail

Que n’a-t-on pas lu sur cette tendance, qui gagne, peu à peu, tous les domaines d’activité et que l’on nomme génériquement sous le terme d’ubérisation ? Du nom de la célèbre entreprise américaine, spécialisée dans les nouvelles solutions en matière de déplacements en voiture, ce phénomène traduit ces nouvelles attentes, pour lesquelles l’économie digitale apporte des réponses efficaces en opposition directe à l’économie traditionnelle. Les chauffeurs de taxis comme les spécialistes de la location de voiture se sont élevés contre cette évolution, alors que les banquiers et les établissements financiers se sont épouvantés de voir le Crowdfunding grignoter des parts de marché. Coiffure, plomberie, réparation automobile, …aucun domaine d’activité n’est épargnée par cette tendance du collaboratif. Et cette nouvelle manière d’aborder les problématiques liées aux réponses à apporter aux réponses des consommateurs transforme tout aussi implacablement le marché du travail. C’est en effet, grâce aux outils digitaux et aux innovations incessantes, que les clients peuvent espérer profiter de ces tarifs imbattables (par rapport aux offres traditionnelles) mais aussi que les entreprises ou les professionnels peuvent accéder plus directement à leur clientèle.

 

Quand les étudiants doivent se confronter à l’ubérisation de la société

Les transformations, engendrées par l’intrusion de cette approche collaborative, sont innombrables tant sur le plan social (quelle couverture sociale pour les professionnels « ubérisés », …) que juridique (quel statut pour les prestataires, …) ou encore fiscal (les plates-formes proposant ces services délocalisent leur activité en fonction des opportunités d’optimisation fiscale, …). Que dire enfin des secteurs économiques, qui ont été fragilisés par cette approche originale, puisque les prestataires « ubérisés » représentent alors une concurrence déloyale vis-à-vis des formes plus traditionnelles. Et pourtant, le participatif ou collaboratif continue de gagner du terrain. Certains voient même, avec l’émergence de la technologie innovante de la Blockchain, de nouveaux champs d’application.

Les experts réseaux ou les spécialistes Blockchain peuvent se féliciter de ces opportunités, et de nombreux étudiants ou étudiantes seront appelés à participer activement à une transformation encore plus profonde de la société.

 

Quand l’ubérisation transforme aussi la manière d’aborder l’avenir pour les étudiants

En revanche, tous ne participeront pas, d’une manière aussi directe, à cette ubérisation de la société. En revanche, tous les étudiants seront confrontés, à un moment ou à un autre, à la tentation d’essayer cette nouvelle forme de travailler. En effet, ces plateformes collaboratives ont séduit, depuis plusieurs années, les entreprises en quêtes de compétences spécifiques pour accompagner leur développement. De nombreuses plateformes ont ainsi été créées, afin de mettre en relation des jeunes diplômés dans un domaine précis de l’écosystème digital (Développement, Webmarketing, Cybersécurité, …) avec des sociétés à la recherche de profils leur ressemblant. Les experts du Digital Junior sont devenus familiers de ces nouvelles formes de contrat de travail, qui peuvent s’apparenter à l’aventure de l’entreprenariat mais aussi s’insérer dans un cadre plus rassurant et plus proche de la relation salarié – employeur, notamment à travers le portage salarial.

Le Digital apparaît alors comme un domaine d’activité, se prêtant idéalement à cette ubérisation et les étudiantes et étudiants d’aujourd’hui apprennent à en percer les avantages (plus d’indépendance, possibilité de « choisir ses missions », …) et les contraintes (plus de précarité, cadre juridique pouvant être imprécis, …). En revanche, les étudiants décidant de s’essayer à cette nouvelle tendance peuvent aussi être tentés de multiplier les domaines d’expertise, et ainsi multiplier les missions dans des domaines différents. Est-ce à dire, que l’ubérisation constitue l’avenir prometteur qu’attendent les experts du web de demain ? Il faudra attendre quelques mois ou quelques années pour avoir la réponse à cette problématique.

 

Et vous, avez-vous déjà testé cette nouvelle forme de la relation de travail ? Ou êtes-vous au contraire un fervent défenseur du contrat de travail plus classique ?

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