Aujourd’hui, la réalité reste diverse,  puisque le prix des études dans le Digital comme le coût de tout autre étude supérieure peut être à la charge de l’Etat (bourses, aides sociales, …), de l’étudiant (prêt bancaire, travail étudiant, …) ou de l’entreprise (Contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage, …). Parfois, c’est une association des trois qui sert à financer une école du web ou une école de commerce. La question se pose néanmoins pour redéfinir les  règles en la matière, même si il apparait difficile d’obtenir un consensus sur le sujet, qui reste très épineux.

 

Le prix des études dans le numérique, une problématique qui fait débat

Le prix d’une école du Web ou encore le coût d’études supérieures représente aussi un critère essentiel, quand l’heure du choix a sonné pour les lycéens ou le niveau. Quel que soit le niveau du diplôme préparé, depuis le BTS jusqu’à des diplômes reconnus de niveau Bac + 5, et indépendamment du secteur d’activité, des formations dans l’univers de l’esthétisme à des études supérieures dans le Digital, la réalité économique ne peut pas être ignorée par les étudiants. Les études post-bac représentent un coût, dont une partie peut être pris en charge par des aides diverses et variées (bourses d’études, aides sociales, …) mais dont une partie, plus ou moins importante selon les études entreprises et la situation sociale de l’apprenant, restera à la charge de ce dernier.

En intégrant une école du Web, un étudiant ou une étudiante savent pertinemment, que d’autres voies existent pour financer leur formation et surmonter les obstacles de ces études digitales post-bac. Ils pourront ainsi s’orienter vers l’apprentissage ou l’alternance, en cherchant une entreprise avec laquelle ils pourront s’engager à travers la signature d’un contrat de professionnalisation. On retrouve les mêmes types de dispositifs pour les salariés cherchant à financer une formation professionnelle diplômante avec le Compte Personnel de Formation (CPF). Dans tous les cas, certains spécialistes soulignent que ce coût des études dans le numérique et plus généralement le coût des études supérieures ne sont pas de nature à assurer la mobilité sociale, prônée par les autorités publiques comme un des socles du système éducatif en France.

 

La gratuité des études, un sujet tabou ou une fausse bonne idée ?  

En dehors de ces formes innovantes d’apprentissage 2.0, certains acteurs du milieu de la formation demandent la gratuité totale des études supérieures pour tous. L’idée sert de faire-valoir à une République des compétences, permettant de s’affranchir de l’organisation sociale de la société. Cette volonté a même été reprise par les sages du Conseil Constitutionnel, qui appellent de leurs vœux la gratuité des études supérieures publiques. Toutes les écoles du Web ne seraient pas alors concernées, mais c’est un premier pas puisque les gardiens de la Constitution soulignent que l’obligation d’éducation et de formation doit s’entendre depuis les premières années de l’enfant jusqu’à son entrée dans la vie active (et donc après les études dans le numérique notamment).

La question restera en débat pendant de longues années, tant les acteurs de ce domaine peinent à s’accorder. Si certains veulent faire porter la responsabilité financière de ces études sur l’Etat, d’autres préfèrent mettre en avant la méritocratie, en appelant à conserver le système actuel faisant peser cette responsabilité sur les apprenants eux-mêmes.  Pour eux, un étudiant décrochant un titre d’Expert Digital Marketing en alternance, pourra mettre en avant son cursus sur son C.V., en soulignant sa force de caractère et sa motivation.

 

Etat, entreprises ou étudiants, qui doit payer les études dans le Digital ?

Une troisième voie se fait entendre depuis plusieurs années. Certains estiment en effet, que les gagnants d’une formation post-bac de grande qualité, comme c’est le cas en France, ne sont pas uniquement les étudiants ou la collectivité mais aussi les entreprises elles-mêmes. Ces dernières ont besoin de ces profils d’experts du Web, qui explorent aujourd’hui les disciplines qui feront d’eux les spécialistes de demain. Les étudiants souhaitant décrocher un Bac + 5 spécialisé dans la Blockchain répondent ainsi aux ambitions des start-ups et autres entreprises innovantes. L’école du web, cherchant à proposer des formations toujours plus en phase avec les attentes du milieu économique, répondent ainsi à ces besoins exprimés par les DRH.  Pour les défenseurs de cette approche, il serait donc naturel et compréhensible, que les entreprises supportent le coût de ces investissements et donc financent les études supérieures de leurs futurs collaborateurs.

Il est impossible de répondre à cette question, puisque chaque approche présente des avantages et des inconvénients, mais le débat a au moins le mérite d’exister. Qui entre les entreprises, les étudiants et l’Etat doit financer les études supérieures dans le numérique ou dans toute autre secteur d’activité ?

Et vous, quel est votre avis sur le sujet ?

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