L’orientation post-bac concentre l’attention des médias en début d’année avec l’ouverture de la plateforme officielle. Mais l’orientation concerne aussi les étudiants déjà engagés dans l’Enseignement supérieur. Pour ceux-ci, deux grandes voies leur sont offertes. Ou alors ils poursuivent leurs études ou alors ils décident que le moment est venu d’entrer dans la vie active. Même s’ils font ce choix, ils vont devoir se préparer à cette ultime étape de leur orientation. En effet, la recherche du premier emploi après l’obtention d’un diplôme peut conditionner le reste de la carrière professionnelle du candidat. Autant s’assurer de faire le meilleur choix possible et de bénéficier des meilleures conditions.

 

Orientation 2022 : se préparer à la fin de ses études supérieures

Ce début d’année marque la grande période consacrée à l’orientation pour les lycéennes et les lycéens. Ces derniers expriment actuellement leurs vœux sur Parcoursup. Mais les étudiantes et étudiants doivent eux aussi se projeter dans l’avenir et préparer leur rentrée de septembre. Pour certains, l’année 2022 pourra représenter l’obtention d’un diplôme ou d’un titre professionnel. Ainsi après deux années d’études, les étudiants pourront obtenir leur BTS MCO ou leur BTS Assurance. Eux-aussi doivent se poser la question de leur orientation future, d’autant plus que plusieurs voies leur sont offertes.

En effet, quel que soit le niveau de formation de ces étudiants, et indépendamment de leur domaine d’études, ils pourront choisir de se spécialiser et / ou de renforcer leurs compétences et leurs savoir-faire. Ainsi un étudiant ayant obtenu une licence Commerce Vente Marketing avec l’Institut F2I pourra choisir de prolonger ses études. Il pourra alors s’agir de compléter sa formation initiale en élargissant ses compétences professionnelles comme par exemple en s’inscrivant dans le cursus de Chef de Projet Digital, à l’issue duquel il obtiendra un titre professionnel RNCP reconnu de niveau BAC +5.  Mais les étudiants pourront aussi choisir de renforcer leurs compétences en prolongeant cette licence Commerce Vente Marketing par la préparation du titre de Manager du Développement Commercial. Deux années d’études supplémentaires pour obtenir un niveau reconnu de tous comme un BAC + 5.

D’un autre côté, l’orientation post-bac pour ces étudiants offre une seconde voie bien distincte de la première, consistant à poursuivre ses études. Il s’agit de clôturer sa formation initiale en cherchant à s’insérer dans la vie professionnelle. Après l’obtention du diplôme tant espéré, l’étudiante ou l’étudiant devra alors trouver son premier emploi. Et le choix de ce dernier dépendra autant du niveau de formation des candidats que de leurs aspirations. Une nouvelle forme d’orientation s’ouvrira alors à eux, puisque l’entrée dans la vie active représente elle-aussi un véritable choix d’orientation, puisqu’il déterminera en partie le parcours professionnel à venir.

 

Après la réussite de ses études supérieures, réussir son insertion professionnelle

Les étudiants ont pris grand soin de construire leur parcours les ayant conduits jusqu’au diplôme qu’ils viennent d’obtenir. Ils ont suivi leurs préférences, leurs envies tout en tenant compte de la réalité du marché du travail. Lorsqu’ils s’apprêtent à quitter l’Institut F2I, école Informatique & Commerce connue et reconnue, ou tout autre école pour rentrer dans la vie professionnelle, ils doivent alors reproduire les mêmes efforts pour rester en phase avec leur projet initial. Au-delà des envies et préférences, les étudiants doivent, avant tout, se concentrer sur deux aspects afin de réussir cette ultime étape de leur orientation :

  • Maitriser les attendus et les objectifs de leur cursus. Un titulaire d’un BTS Communication doit identifier les compétences acquises. L’Expert Architecte Web , un titre RNCP de niveau 7 (EU) équivalent à un BAC + 5, doit appréhender la possibilité de prendre la direction SI d’une entreprise. Connaître son niveau de formation et les compétences maitrisées, c’est le premier socle devant servir à construire le projet professionnel de l’étudiant. C’est également cet aspect, qui peut conduire l’étudiant à vouloir poursuivre ses études.
  • Bien se renseigner sur le marché du travail et sur les opportunités. Il ne s’agit plus d’apprendre et d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences mais bien d’apporter des réponses adaptées et pertinentes aux besoins des entreprises. Cela suppose une connaissance approfondie de son secteur d’activité, connaissance acquise au cours des études supérieures entreprises.

 

Bien d’autres aspects peuvent entrer dans la préparation de cette insertion professionnelle, comme par exemple la recherche d’une entreprise partageant les valeurs et les engagements du candidat (image marque employeur, stratégie RSE, …), les possibilités d’évolution au sein de la même entreprise, la localisation physique du poste de travail à pourvoir, …

 

Les atouts des études en alternance et la force d’un réseau

A l’instar de bien d’autres pays dans le monde, la France a enregistré un accroissement du nombre de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Les chiffres, communiqués par le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation, le confirment.

En moyenne entre 2016 et 2018, 46 % des jeunes sortants de formation initiale sont diplômés de l’enseignement supérieur.

Dans tous les secteurs d’activité, les besoins exprimés dans les entreprises sont de plus en plus spécifiques et exigeants et cela se traduit par une augmentation sensible du pourcentage des salariés diplômés de l’Enseignement Supérieur. Ainsi, si 37.9 % des 25-64 ans étaient en 2019 diplômés de l’Enseignement supérieur, ils sont 48.1 % parmi les 25-34 ans. Ce constat souligne également une « concurrence » accrue lors de l’entrée sur le marché du travail. Alors que certains secteurs, transformation numérique oblige notamment, connaissent une pénurie de profils spécialisés, d’autres en revanche amènent les jeunes diplômés à devoir se faire remarquer par les recruteurs. Cela pose alors un autre aspect de cette entrée dans la vie active : les moyens à privilégier pour y accéder.

Bien évidemment, les annonces d’emplois (aujourd’hui en ligne principalement) et les candidatures spontanées constituent toujours un tremplin pour les étudiantes et étudiants. Cependant, les « relations » au sens large ont tendance depuis plusieurs années à s’imposer comme une des voies privilégiées pour décrocher son premier emploi. Cela passe nécessairement par l’existence d’un réseau, alors même que par définition, ce dernier reste peu développé pour celles et ceux, qui ne sont pas encore entrés sur le marché du travail.

Cela peut expliquer en partie la hausse importante enregistrée ces dernières années par la voie de l’alternance. En signant un contrat de professionnalisation, l’étudiant trouve non seulement une solution pour financer ses études, mais il se constitue une première expérience professionnelle significative, lui assurant de se constituer la base de son réseau professionnel. Si l’entreprise d’accueil d’un étudiant en alternance peut devenir son premier employeur, elle lui permet aussi et surtout de disposer de contacts au sein de l’écosystème, dans lequel l’étudiant a étudié.

 

Savoir mettre en avant ses compétences et son savoir-être

Enfin, cette ultime étape pour les étudiants impliquera nécessairement une présentation et une valorisation du profil de ces derniers. Et cette étape constitue un des points essentiels pour optimiser cette insertion professionnelle. Le traditionnel CV, que l’on envoyait avec la lettre de motivation, a été remplacé depuis plusieurs années par les versions numériques mais aussi par la présentation, que les étudiants proposent sur LinkedIn ou d’autres réseaux professionnels. En revanche, tous doivent veiller à prioriser la hiérarchisation des informations à communiquer, et à valoriser les données les plus importantes.

Par définition, un étudiant finissant sa formation initiale ne dispose que de peu d’expérience professionnelle. Même s’il a suivi ses études supérieures, les références à ces précédents emplois sont peu nombreuses et ne peuvent renseigner utilement les recruteurs. C’est pourquoi, les aptitudes et compétences plus personnelles devront être mises en avant, d’autant plus que les Softs Skill séduisent de plus en plus les directeurs des ressources humaines. En apportant une véritable valeur ajoutée au (x) diplôme(s), ces compétences sociales ou comportementales peuvent faire la différence entre deux candidats de même niveau. Ce sont celles-ci, qui devront donc être mises en avant, étant entendu que les recruteurs connaissent parfaitement le contenu de programme de chacun des cursus, que l’étudiant a pu suivre.

 

Préparer son projet professionnel et être conscient de la nécessité d’une formation permanente

Voilà donc le moment tant attendu et redouté à la fois : la signature du premier contrat de travail après ses études. L’étudiante ou l’étudiant, notamment dans des secteurs comme l’informatique ou le commerce, doit d’ores et déjà penser à son évolution professionnelle. Les évolutions innombrables, qu’il a appris à appréhender au cours de ses études, ne vont pas brutalement s’arrêter à son entrée dans la vie active. Il va donc devoir, dès le départ, mettre en place une stratégie pour toujours rester à la pointe des connaissances, et découvrir les nouvelles tendances ainsi que les nouveaux outils.

A peine la formation initiale terminée, le jeune diplômé doit se familiariser avec cette nouvelle approche conférée à la formation professionnelle continue. Ce sera pour lui la meilleure façon de sécuriser son parcours professionnel et d’optimiser sa capacité à connaitre une carrière aussi passionnante qu’enrichissante. Cette prise de conscience constituera également un atout pour séduire les recruteurs, qui sont aujourd’hui à la recherche de profils stables et évolutifs.