Si de nombreuses mesures sont prises pour favoriser le recours à l’alternance pour les jeunes âgés de moins de 26 ans, d’autres dispositifs existent aussi pour permettre aux demandeurs d’emplois, plus âgés, de profiter des avantages du contrat de professionnalisation.

 

L’alternance pour les étudiants avec le contrat de professionnalisation

Les études en alternance connaissent, depuis plusieurs années, une nouvelle attractivité. Les autorités publiques ont souhaité ainsi privilégier ces études conciliant enseignement théorique et expérience professionnelle. Ambitionner une employabilité optimale pour les étudiantes et les étudiants, voilà un de grands fondements de cette politique ambitieuse. Pour les entreprises aussi, recruter un alternant représente de nombreux avantages, alors que l’étudiant ou l’étudiante peut, par ce biais, financer tout ou partie de son cursus. Les avantages concernent donc toutes les parties, et on peut souligner que l’alternance peut d’organiser soit en signant un contrat de professionnalisation soit un contrat d’apprentissage. Dans tous les cas, étudier en alternance reste strictement encadré par un cadre normatif tant pour les entreprises que pour les apprenants.

Le contrat de professionnalisation concerne prioritairement les jeunes âgés de 16 à 26 ans désireux de compléter leur formation initiale

 

Des adaptations pour signer un contrat de professionnalisation à plus de 26 ans

Il serait pourtant erroné de croire, que ces études en alternance ne sont pas ouvertes aux demandeurs d’emplois de plus de 26 ans. En effet, le contrat de professionnalisation peut également être accessible aux :

  • Bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA),
  • Bénéficiaires de l’Allocation de solidarité spécifique (RSS)
  • Bénéficiaires de l’allocation Adulte handicapé (AAH)
  • Personnes après la fin d’un contrat d’insertion unique (CUI)

 

Pour les demandeurs d’emplois de plus de 26 ans, la signature d’un contrat de professionnalisation peut ouvrir droit à une aide supplémentaire : L’aide forfaitaire à l’employeur (AFE). Soutien supplémentaire à l’alternance, ce dispositif vise aussi à lutter contre le chômage de longue durée. En effet, lorsqu’un demandeur d’emploi de plus de 26 ans doit, pour optimiser son employabilité ou pour engager une reconversion professionnelle, reprendre des études, il doit, comme les étudiants, financer cette formation. L’alternance constitue une des voies mobilisables.

L’entreprise d’accueil peut alors percevoir cette aide forfaitaire à l’employeur, indépendamment de la nature du contrat, qui peut prendre la forme d’un Contrat à durée déterminée (CDD)  ou indéterminée (CDI). Tous les employeurs, assujettis au financement de la formation professionnelle continue, peuvent prétendre à bénéficier de cette aide.

Plafonnée à 2.000 euros, cette aide est versée en deux fois à condition que le contrat de professionnalisation soit toujours en cours d’exécution.

 

Des aides cumulables dans le cadre de l’incitation à recruter un alternant

La demande de l’AFE par l’entreprise doit être effectuée dans les 3 mois suivant le début du contrat en adressant le formulaire adapté à Pôle Emploi. Cette aide forfaitaire à l’employeur peut être cumulée avec l’aide accordée aux entreprises recrutant des demandeurs d’emplois de plus de 45 ans en contrat de professionnalisation. Encadrée de manière identique à l’AFE (2 versements pour une prime ne pouvant pas excéder 2.000 €), cette aide au contrat de professionnalisation des plus de 45 ans peut être demandée en même temps que l’AFE.

 

En revanche, les aides exceptionnelles de soutien à l’alternance et à l’apprentissage décidées dans le cadre du Covid-19, aides prolongées jusqu’au 31 décembre 2021, ne peuvent pas être cumulées avec ces aides, puisque l’âge limite pour en bénéficier a été fixé à 29 ans.

 

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