Que ce soit pour les salariés avec les formations professionnelles ou pour les études des plus jeunes générations, la formation doit aujourd’hui satisfaire aux besoins changeants des entreprises. C’est ce qu’a souligné un rapport officiel, et c’est la voie suivie par l’Institut F2I et plus généralement par le système de formation en France.

 

Le manque de formation et ses conséquences, dont une aggravation des conditions du marché de l’emploi

Lorsqu’ils choisissent un cursus universitaire ou lorsqu’ils décident d’intégrer une école du Web pour devenir un Expert du Digital, les étudiants suivent non seulement leurs préférences et leurs envies, mais ils s’appuient aussi sur le marché de l’emploi pour identifier les domaines d’activité les plus prometteurs. Ainsi, en s’engageant dans une formation en vue d’obtenir le titre d’Expert Digital Blockchain, les étudiants ambitionnent de décrocher ce diplôme Bac +5  tout en souhaitant participer aux innombrable opportunités créées par cette technologie innovante. Les mêmes préoccupations doivent guider les salariés, tout au long de leur parcours professionnel, pour choisir les formations continues, qui devront permettre d’assurer une évolution sur le moyen et le long terme. Pourtant, cette corrélation entre besoins en compétences des entreprises et niveau de compétences des salariés n’est pas optimale en France. C’est ce qu’a révélé, en décembre 2017, une vaste étude de l’OCDE : OCDE (2017) Obtenir les bonnes compétences France. OCDE Publications, Paris.

 

Faire évoluer la formation initiale et continue vers un modèle axé sur les compétences

Cela se traduit dans les faits par une difficulté à faire baisser le taux de chômage dans le pays, les entreprises préférant délaisser le recrutement plutôt que de faire appel à des candidats dont le niveau n’est pas conforme à leurs envies et besoins. Forcément, ce chômage est encore plus fort pour les personnes sans formation supérieure et aussi pour les seniors, qui ont accumulé, tout au long de leur parcours professionnel, les inconvénients d’un système de formation trop éloigné du marché du travail. Les réformes adoptées en 2018 et en œuvre depuis le 1er janvier 2019 tendent à corriger ces anomalies en faisant des compétences le maitre mot de l’apprentissage et de la formation professionnelle. De même, les études initiales pour les jeunes générations sont désormais pensées en fonction des projets de développement des acteurs économiques. C’est parce que l’on est pleinement conscient que la transformation numérique a bouleversé – et les mutations vont se prolonger encore pendant de nombreuses années – le marché du travail, que chaque école du web, chaque organisme de formation, chaque Grande Ecole anticipe désormais ces nouveaux besoins.

 

Quand la compétence garantit un parcours professionnel plus serein et plus ambitieux

Dans son dossier, l’OCDE met en avant plusieurs secteurs d’activité, dans lesquels cette conciliation est encore plus problématique. L’informatique et les métiers du Digital sont ainsi pointés du doigt. Si des efforts ont déjà été faits pour hausser le niveau de base de tous les étudiants français dans le domaine du Digital, les étudiants peuvent désormais se spécialiser dans les technologies les plus innovantes, comme la Blockchain, dont on a déjà parlé ci-dessus. Mais il faut aussi, au-delà de ces innovations, prendre en compte les besoins des entreprises, auxquels les étudiants d’aujourd’hui devront répondre demain. Ainsi en est-il de la cybersécurité, qui est appelée à devenir de plus en plus essentiel dans un univers digital marqué par le Big Data. C’est en restant à l’écoute de ces attentes et en anticipant l’évolution des marchés, que l’Institut F2I notamment fait évoluer en permanence ses formations, afin de coller au plus près aux attentes des entreprises. Et cela se traduit, de la même manière, en ce qui concerne le contenu des formations continues proposées aux salariés de toute entreprise.

Ainsi, le système de formation initiale et continue en France tend à prendre plus en considération les compétences recherchées par les acteurs économiques, et le prochain rapport de l’OCDE devrait attester de cette évolution bénéfique à l’économie nationale et donc au marché de l’emploi.

Et vous, estimez-vous que le système de formation en France soit adapté aux exigences des entreprises d’aujourd’hui ?

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