C’est une des questions récurrentes dans l’univers étudiant depuis plus d’un an : la crise sanitaire représente-t-elle un obstacle pour terminer un cursus et bien préparer son entrée sur le marché du travail. Dans le domaine des études supérieures dans le numérique, la question ne se pose pas tout à fait en ces termes, puisque de nouvelles opportunités se dessinent.

 

 

Obtenir un diplôme dans le numérique en 2020 ou 2021, un obstacle supplémentaire ?

Comme pour tous les étudiants de toutes les disciplines, les apprenants se préparant à l’obtention d’un diplôme consacré au numérique et / ou au Digital, ont dû affronter les conséquences de la crise sanitaire de la Covid-19. Suivre un cursus pour devenir Expert en Cybersécurité ou préparer son BTS NDRC ne pouvait plus se faire en présentiel, distanciation sociale et gestes barrières obligent. A l’instar des autres organismes d’enseignement supérieur, l’Institut F2I s’est immédiatement organisé pour dispenser ses apprentissages en distanciel, et ainsi garantir la continuité pédagogique.

Depuis, le début de cette crise sanitaire, l’évolution de la situation a amené les autorités publiques à modifier, à de nombreuses reprises, les conditions dans lesquelles les étudiants pouvaient étudier. Mais cette réorganisation contrainte des conditions matérielles des études dans le numérique comme dans les autres disciplines n’a pas été la seule difficulté, que les étudiants ont dû surmonter. Le confinement a rendu impossible pour certains l’exécution de leur période de professionnalisation (études en alternance), pour d’autres le travail étudiant, privant ces apprenants d’une part importante de leurs revenus.

Obtenir son diplôme de l’enseignement supérieur en 2020 comme en 2021 n’est donc pas comparable aux conditions normales. Pour autant, les futurs experts du Web, sortant de l’Institut F2I ou de tout autre organisme d’enseignement supérieur, représentent-ils une « génération sacrifiée » ?

 

Étudier pour répondre aux enjeux et aux défis de demain

Il faut commencer par souligner, que les étudiants ont été accompagnés et guidés par les autorités publiques. L’ambition « 1 jeune, 1 solution » fait partie des mesures prises dans l’urgence de la situation pour aider les étudiants à parvenir à la fin de leur cursus. Les aides sociales aux étudiants ont ainsi connu une augmentation de 39 % au cours du 1er trimestre 2021. Des aides spécifiques ont été adoptées pour inciter les entreprises à recruter des étudiants en alternance, en faisant en sorte que le coût pour l’entreprise, pendant la première année de cette forme d’apprentissage, soit quasi-nul.

En 2021, les examens seront, comme en 2020, organisés en respect des normes sanitaires tout en garantissant l’obtention d’un diplôme conforme aux attentes des apprenants. En d’autres termes, obtenir un BTS MCO en 2020 ou en 2021 n’est pas moins valorisant que le même diplôme obtenu en 2018 ou 2017. Si nul ne peut contester les conséquences psychologiques, sociales et économiques de la crise du Covid sur les étudiants, ces derniers peuvent désormais se consacrer à leur nouvelle ambition : faire leur entrée sur le marché du travail.

 

Les jeunes diplômés du numérique prêts à concrétiser leurs ambitions

Chaque année, ce sont environ 750.000 étudiants qui arrivent sur le marché du travail après la fin de leur cursus. Et les étudiants, indépendamment de leur niveau de formation et de leur spécialisation, redoutaient d’arriver sur un marché (du travail) fortement impacté par la crise sanitaire devenue depuis économique. Dans le numérique et le web, les perspectives laissent entrevoir de grands espoirs pour ces étudiants, qui se préparent à obtenir leur précieux sésame. De nombreux facteurs incitent à être résolument optimiste :

  • La « désorganisation » des cursus n’a pas été localisée, mais reste bien un phénomène mondial, puisque tous les continents ont été plus ou moins impactés. Pour les étudiants, privilégiant une carrière à l’internationale, cette égalité de traitement représente donc bien un élément pour ne pas hypothéquer ses chances de réussite,
  • La crise économique, elle aussi mondiale, sera moins importante que ce que les premières études laissaient deviner. La forte augmentation de la demande et de la consommation a permis à des secteurs entiers de l’économie de retrouver des niveaux d’activité d’avant-crise.
  • Une des conséquences directes de la crise sanitaire aura été d’accélérer la transformation digitale de nos économies. De nombreux acteurs économiques ont profité de l’occasion pour investir dans le Digital, alors que d’autres se sont efforcés d’élaborer des stratégies pour renforcer leur position. Cette accélération de la digitalisation s’est doublée d’une numérisation forcée par la crise sanitaire elle-même (la distanciation a imposé la numérisation d’un grand nombre d’activités, à commencer par les études elles-mêmes).
  • Un enseignement de cette période inédite pour les entreprises réside dans la nécessité de renforcer la flexibilité et l’adaptabilité. N’est-ce pas exactement les qualités que les étudiants ont dû être capables de développer pour parvenir à leurs fins ?

 

Ainsi, les étudiants de cette génération Covid-19, notamment en ce qui concerne les études dans le numérique, ne représentent donc pas une génération sacrifiée, bien au contraire. De nouvelles opportunités s’ouvrent à eux les invitant à participer à ce vaste élan devant conduire à imaginer le monde d’après.

 

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