Génération Z ou Millennials, les jeunes générations face aux études et au travail !

Non seulement, les Millennials ou la génération Z ne partagent pas la même vision que leurs aînés s’agissant du parcours professionnel ou des études supérieures, mais ils ont réussi, en quelques années, à faire évoluer notre société. Quelles sont leurs aspirations, et jusqu’où ces nouvelles générations vont continuer à transformer notre époque ?

Les nouvelles générations, des étudiants éduqués à l’informatique et aux nouvelles technologies 

Chaque génération participe à la transformation du marché du travail, véhiculant de nouvelles attentes mais aussi une nouvelle conception du parcours professionnel. Ces évolutions continues s’accélèrent néanmoins depuis le début des années 2000, et les DRH se sont habitués à s’adapter en permanence à l’arrivée des Millennials, des Digital Natives, ou encore des Centennial. Génération X, Y ou Z, ces nouvelles générations changent de noms au gré des études qui leur sont consacrées, et pourtant elles représentent plus qu’une évolution mais bien une révolution de la conception de la vie active. Cela n’est pas sans conséquence sur les études supérieures, suivies par les professionnels de demain.

Nés dans un univers ultra-connecté, les étudiants d’aujourd’hui sont aguerris à l’outil informatique, habitués des nouvelles technologies et friands d’innovations en tout genre. Concernant leurs aspirations, elles ne sont pas toutes consacrées à l’informatique et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Si tous ne rêvent pas de devenir Expert en Cybersécurité par exemple, et que les carrières médico-sociales continuent d’attirer un grand nombre de postulants, toutes ces générations, appelées à devenir majoritaires dans les prochaines années, partagent une même vision du monde professionnel.

Un monde professionnel réinventé, la liberté pour suppléer la verticalité des organisations traditionnelles

Les longues carrières au sein d’une même entreprise ne font plus rêver, et force est de constater que cette habitude du passé est devenue aujourd’hui rarissime. Ne parle-t-on pas de génération slasher pour les étudiants s’inscrivant dans un cursus ou un autre aujourd’hui ? Non seulement, les jeunes souhaitent pouvoir multiplier les expériences et changer de métier au gré de leurs envies, mais ils s’avouent même prêts à cumuler plusieurs emplois simultanément, afin de pouvoir aller au bout de leurs aspirations.

Aujourd’hui, la dissociation entre vie professionnelle et vie personnelle prend une nouvelle dimension, puisque l’expérience professionnelle doit participer pleinement à l’épanouissement personnel. Plus que les conditions de rémunération ou les opportunités d’évolution de carrière, les candidats à une offre d’emploi cherchent avant tout une qualité de vie et la possibilité de trouver un sens à leur activité professionnelle. Bien évidemment, les nouvelles technologies, l’informatique, le numérique participent de cette recherche, mais celle-ci se renforce intégrant aujourd’hui des objectifs d’intérêt général. L’engagement d’une entreprise pour la protection environnementale ou encore pour le développement durable apparaissent des atouts surpassant la promesse d’une participation aux résultats financiers ou encore la négociation d’une prime et/ou d’une revalorisation salariale.

Et ces aspirations personnelles sont aujourd’hui considérées d’égale importance par rapport aux exigences de l’entreprise. En d’autres termes, les étudiants et étudiantes de 2021 ne considèrent plus que c’est aux candidats de s’adapter aux attentes de leur futur employeur, mais que cette nécessaire adaptation (les Millennials n’ignorent rien des exigences de l’entreprise) doit résulter d’un compromis.

Quand les jeunes générations prennent le pouvoir, une évolution de toute la société 

Ce glissement vers la prépondérance de l’épanouissement personnel dans l’élaboration d’un parcours professionnel s’est effectué en plusieurs années. Depuis son apparition, les jeunes générations se sont intégrées dans le milieu professionnel, et la société s’est transformée, petit à petit, pour répondre à ces nouveaux aspects du travail. La loi de 2018 pour la « liberté de choisir son avenir professionnel » ne consacre-t-elle pas ce principe de multiples carrières au sein même d’un parcours professionnel ? Le déploiement progressif des politiques RSE (Responsabilité Sociétale de l’entreprise) ne valorise-t-elle pas les valeurs et les positions assumées des différents acteurs économiques ?

Peu à peu, les responsables des ressources humaines et plus généralement les dirigeants d’entreprise intègrent cette nouvelle façon de concevoir le travail, d’autant plus que ces postes à responsabilités sont appelés à être occupés par ces Millennials. L’INSEE estime que Les Millennials représenteront 75 % de la population active mondiale d’ici … 2025. Et lorsque ces Millennials sont interrogés, ils placent la liberté et l’indépendance au même niveau que les responsabilités et le pilotage d’actions ambitieuses. Plus de 6 sur 10 (62 % exactement) affirment même envisager l’aventure entrepreneuriale à un moment ou un autre de leur parcours. N’est-ce pas déjà ce que l’on constate avec la hausse continue et significative du nombre de freelances et autres indépendants ? Une tendance, favorisée par ces nouvelles technologiques certes, mais avant tout plébiscitée car répondant à une recherche de fond : la liberté de pouvoir vivre des expériences riches et épanouissantes.

Cettetransformation du marché du travail implique nécessairement et inéluctablement une évolution des mentalités vis-à-vis des études supérieures. Non seulement, les cursus doivent satisfaire les préférences personnelles de chacun des étudiants, mais ils doivent, en outre, donner les bases fondamentales pour être capable de changer de métier et donc de se former tout au long d’un parcours professionnel. Et cette évolution continue de participer à l’évolution plus générale de notre société, de notre époque, et devrait perdurer encore pendant longtemps. Jusqu’à quand ? Telle est la question, que la génération Z aura peut-être pour devoir de résoudre.

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